Guide des parents sur la scolarité des enfants

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 8 septembre 2010

Cette année, un dépliant invitant les parents, qui se posent des question sur la scolarité de leur(s) enfant(s), à consulter sur internet, le lien suivant :

http://www.education.gouv.fr/guides-parents/

Bonne idée, à condition d’avoir un ordinateur et internet !

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RENTRÉE – Les dix dossiers de Luc Chatel

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 2 septembre 2010

Publié le 01/09/2010 à 23:57 -- Le Point.fr

Il est partout. Au Danemark, pour observer l’emploi du temps des élèves. Puis à Paris, s’efforçant de rassurer sur les manuels de seconde. Et enfin, dans deux lycées professionnels du Loiret, pour une grand-messe de prérentrée… Il faut dire que Luc Chatel se prépare une année chargée en réformes, et pas dépourvue de chausse-trapes. Passage en revue des devoirs 2010 du ministre.

Affronter la colère des enseignants
Deux jours de grève, dès la deuxième semaine de cours : la mobilisation est exceptionnellement précoce. Aux manifestations prévues le 7 septembre contre le projet de réforme des retraites, les syndicats enseignants ajoutent, la veille, une journée de protestation contre les restrictions de postes et de budgets au sein de l’Éducation nationale. Ils pourraient voir leur appel encouragé par le recul, fin juin, du gouvernement sur le droit à la retraite anticipée des anciens instituteurs devenus professeurs des écoles (maintenu pour 15 ans de service comme instits, contre les 17 exigés d’abord par le projet).

Imposer la « mastérisation »
Le concert de protestations qui l’a accueillie n’y a rien fait. Voulue dès 2008 par Nicolas Sarkozy, la réforme de la formation des maîtres s’applique pour la première fois. Les jeunes enseignants recrutés en 2010 seront directement à temps complet devant leur classe, sans passer par les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), promis à disparaître. Pourtant, certains syndicats enseignants ne s’avouent pas vaincus. En appelant au boycott du tutorat de leurs nouveaux collègues, ils espèrent faire revenir le ministre sur cette réforme, dès cette année.

Rassurer sur la sécurité
En déclarant, le 26 août, vouloir réformer les sanctions à l’école, Luc Chatel donnait le ton : la violence à l’école, objet d’états généraux en avril, est un enjeu prioritaire. Formation des profs aux questions de sécurité, « établissements de réinsertion » pour les élèves les plus perturbateurs ou innovations pédagogiques du programme Clair, testé dans 105 collèges et lycées réputés difficiles : il s’agit, cette année, de faire feu de tout bois.

Lutter contre l’absentéisme
Suspendre les allocations familiales des parents en cas d’absences répétées des enfants ? Votée en juin à l’Assemblée par 287 voix contre 216, la proposition du député UMP Éric Ciotti continue de faire polémique. « Elle ne fait qu’aggraver la situation de familles parfois déjà défavorisées, et ne résout pas le problème des décrocheurs, des élèves qui quittent complètement le système scolaire, parfois dès le collège, et qui sont souvent en rupture avec les familles », déplore-t-on au SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale). Reste à voir si la mesure sera appliquée cette année.

Installer les internats d’excellence
Testés en 2008 à Sourdun (Seine-et-Marne), dans le cadre du plan Espoir banlieues, ils sont étendus cette année à onze autres établissements. Leur but : offrir des conditions de travail idéales à des élèves sélectionnés sur leur motivation, qui n’en bénéficient pas chez eux.

« Dégraisser le mammouth », une nouvelle fois
Révision générale des politiques publiques (RGPP) oblige, l’Éducation nationale doit se serrer la ceinture. Après les 16 000 suppressions de postes de la rentrée 2010, il serait demandé aux inspecteurs d’académie, selon des documents ministériels divulgués le 31 mai par le Café pédagogique, de réfléchir localement à de nouvelles économies de personnel. Elles pourraient passer par la suppression des Rased (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), l’augmentation du nombre d’élèves par classe, l’emploi de non-titulaires pour les remplacements courts ou encore la réduction de la scolarisation à deux ans. Épargné cette année, le lycée devrait à son tour être concerné en 2011.

Poursuivre la réforme des lycées

Sitôt adopté, sitôt appliqué. Le lycée Chatel, réformé au pas de charge en fin d’année, entre en vigueur pour la première fois dans les classes de seconde. Objectif principal : améliorer l’orientation des élèves, en introduisant des « enseignements d’exploration », dont un au moins en économie. Mais la machine a tendance à riper. Après les violentes critiques de la suppression de l’histoire-géographie en terminale scientifique, la « précipitation » dans la conception des nouveaux programmes de seconde est mise en cause.

 

Réformer les rythmes scolaires


Pour sa seconde rentrée, Luc Chatel se paye le serpent de mer favori du ministère : l’emploi du temps des petits Français. Avant même la rentrée, le ministre a couru à Copenhague observer les écoliers danois. La réflexion sur les rythmes scolaires sera conduite tout au long de l’année par un « comité de pilotage » installé dès juin par le ministre. Parmi les pistes étudiées : écourter les congés d’été et revenir sur la semaine de quatre jours, installer le rythme « 7/2″ (sept semaines d’école pour deux semaines de congés) recommandé par les chronobiologistes.

Donner naissance à l’école numérique


TICE (technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement), B2i (brevet informatique et internet) : des sigles un tantinet obscurs, pour ce qui est censé faire entrer l’école dans le XXIe siècle. 100 % des élèves en fin de primaire sont supposés, cette année, maîtriser les fonctions principales d’Internet et de l’informatique, les enseignants de langue utiliser le plus possible des supports audio… et tous les établissements remplacer les cahiers de textes papier par des numériques.

Assurer un « socle commun »

Que l’Éducation nationale souhaite élever le niveau des petits Français est somme toute logique. Et, là encore, le ministère affiche sa volonté d’innovation. Représentée, en l’espèce, par un « livret de compétences » chargé de suivre le parcours des élèves du CP au collège, et sanctionné lors du brevet. Avec trois caps en fin de CE1, de CM2 et de troisième, chacun correspondant à un « socle commun » d’aptitudes attendues, dans les matières habituelles (langue française, sciences, histoire-géo, langues…), mais aussi dans l’ »autonomie, l’initiative », ou la vie en communauté.

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Les moins de 3 ans n’iront plus à l’école

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 30 août 2010

Diffusée par Rue 89, dans l’article intitulé « A Marseille, les moins de 3 ans refoulés de l’école », l’information fait fureur.

 A Marseille, l’inspecteur d’Académie a diffusé une circulaire, datée du 14 juin, expliquant que les enfants qui n’auront pas 3 ans révolus à la date de la rentrée ne seront admis que s’il reste des places. Cela veut dire que les enfants de septembre, octobre, novembre et décembre attendront un an de plus pour être scolarisés.

 Cette mesure avait été évoquée pour la France entière dès l’année dernière mais n’avait pas été mise en application ailleurs.

Jusqu’à quand ? Pour lire lire la circulaire, cliquez sur l’image suivante : admissionrentree1011maternellesans.pdf

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Lettre écrite d’un parent … fichier Base élèves

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 30 août 2010

 « Décision du Conseil d’État (19.07.10) : Le fichage Base Élèves n’est ni anodin, ni un progrès !

“A l’attention de Monsieur le Directeur de l’école élémentaire Est-Libération
106 rue Diderot -- 94300 VINCENNES

Copies :

Monsieur C -- Instituteur de la classe de CM1 B
Madame F -- Institutrice de la classe de CP C
Madame la Directrice de l’école maternelle Clément Viénot
Mairie de Vincennes
Le Collectif Parents Enseignants de Vincennes
Fédération FCPE Vincennes
Association APEV
FCPE 94
AG nationale des collectifs Parents Enseignants
Collectif National de Résistance à Base Elèves

Vincennes, le 11 octobre 2009

Monsieur le Directeur,

Ce courrier fait suite à l’entretien que nous avons eu lundi 28 septembre concernant le logiciel de base de données Base Elèves dans lequel des enregistrements concernant mes enfants et moi-même se trouvent renseignés. Vos propos se sont voulus rassurants quant à la nature et la destination des données saisies. Je comprends votre démarche mais je tiens à vous dire que vos explications sont loin d’être satisfaisantes à mes yeux.

Tout d’abord vous me dîtes que les données saisies ne sont que des informations générales, non sensibles, « que de toute façon l’administration connaît déjà ». Dans ce cas pourquoi vous demande-t-on de collecter, de saisir et de mettre à disposition des données sans intérêt ? N’avez-vous pas mieux à faire ? Vous affubler d’un travail sans aucune valeur ajoutée n’est-il pas en totale contradiction avec les objectifs de performance partout affichés ? Et quant bien même vous ne renseigneriez que le minimum d’informations, qui me dit que votre successeur aura la même attitude ? Qui me garantit de la sécurité des informations saisies ? Et qui m’assure qu’un traitement informatique batch ne viendra pas concaténer des informations complémentaires ? Données fiscales, données sociales, dossier médical… ? Enfin, songez que l’Identifiant National Elève, la clef du fichier qui se crée lors de la première saisie, est conçue pour être valide 35 ans ! Simplement pour stocker nom, prénom, adresse ???

Soyons honnêtes, cette base de données n’a pas été créée pour rien. Elle est née dans un contexte idéologique de fichage et de xénophobie indigne d’une démocratie comme la nôtre. Je ne puis oublier qu’il était question à l’origine de saisir des informations aussi personnelles que la religion ou la langue parlée à la maison… Ne sommes-nous pas dans un pays libre et laïc ? Devra-t-on prochainement s’excuser de ne pas suivre le culte officiel de la nation ou bien porter un signe distinctif à son veston ? Je ne puis oublier qu’il existe aujourd’hui un Ministère de l’Identité Nationale dont le seul énoncé est une injure à la devise de notre pays. L’identité nationale est une valeur, un caractère, c’est l’âme que forme la mosaïque des peuples et des cultures qui composent une nation. Aucun Etat ni aucun gouvernement ne peut en édicter la forme, sauf à prouver alors son caractère fasciste. Enfin, je ne puis fermer les yeux sur les cas d’irruption des forces de l’ordre au sein même de certains établissements scolaires. Des policiers parfois accompagnés de chiens qui entrent dans la classe pour chercher des élèves ! Comment appelle-t-on cela ? Des rafles ?

Je ne puis oublier non plus les déclarations du gouvernement s’agissant de « prévenir la délinquance dès la maternelle » ni les propos du Chef de l’Etat indiquant que certains éléments de « La délinquance » étaient selon lui « de nature génétique ».

Nous savons l’un comme l’autre ce qu’ont pu produire dans le passé des théories eugénistes mises en œuvre par une administration servile. Des plaques de triste mémoire sont accrochées sur le mur d’entrée de notre école afin que nous n’oubliions pas, et vous voudriez me voir fermer les yeux ?

Je note qu’en ce moment-même des directeurs d’école, des enseignants et des maires refusent publiquement de renseigner ce fichier et alertent l’opinion sur la grave dérive que constitue la mise en œuvre de ce logiciel espion. L’ONU elle-même condamne cet outil et rappelle la France à l’ordre,  le Conseil d’Etat demande lui aussi des explications et vous voudriez me voir rassuré ?

Voici pour la partie morale et pour les craintes légitimes qu’inspirent cette application.

Sur le plan strictement juridique maintenant. J’avance que ce fichier est illégal.

En effet, le droit à l’information préalable à la collecte d’informations personnelles n’a pas été respecté, ni d’ailleurs l’autorité parentale puisqu’en matière de saisie de données l’article 57 de la loi informatique et liberté prévoit que les personnes auprès desquelles sont recueillies des données à caractère personnel ou à propos desquelles de telles données sont transmises sont, avant le début du traitement de ces données, individuellement informées de la nature des informations transmises, de la finalité du traitement de données, des personnes physiques ou morales destinataires des données, du droit d’accès et de rectification institué aux articles 39 et 40, du droit d’opposition institué aux premier et troisième alinéas de l’article 56.

Or vous renseignez Base Elèves. Avez-vous prévenu les parents ? NON. Avons-nous accès aux données ? NON. Avons-nous un droit d’opposition ? NON.

Concernant mes objections sur la légalité du fichier vous me dîtes que tout cela « prête à discussion », que le présent fichier est « légal pour les uns, illégal pour les autres ». Diriez-vous de la loi informatique et liberté qu’elle prête à discussion ? Je ne le crois pas. Dès lors elle doit s’appliquer à tous et partout. Et c’est bien pour la faire respecter que plus de mille parents d’élèves ont porté plainte solidairement à la procédure engagée par le Collectif National de Résistance à Base Elèves et défendue par le Syndicat des Avocats de France. Et je ne doute pas que de nombreux parents de notre ville et du département voudront bientôt s’y associer. Je les y aiderai au mieux dans la mesure de mes capacités.

En outre, afin de protéger mes propres enfants de même que vous affranchir d’une tâche indigne de votre fonction, j’envisage de porter plainte contre la personne physique que je sais renseigner ce fichier illégal, c’est à dire vous-même.
Pour information, en l’état actuel de ma réflexion,

Vous priant d’agréer mes respectueuses salutations.”

Mardi 24 Août 2010
J. H.

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Rythmes scolaires : la France veut s’inspirer des bonnes pratiques européennes

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 26 août 2010

Article Les Echos  

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, se rend aujourd’hui au Danemark dans le cadre de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires qu’il a installée en juin dernier.

Ce n’est pas en France mais au Danemark que commence la réflexion sur l’organisation du temps scolaire dans les écoles, collèges et lycées. Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, se rend aujourd’hui à Copenhague pour son premier déplacement dans le cadre de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, qu’il a installée le 7 juin dernier pour repenser le temps passé à l’école. Avec 913 heures de cours annuelles réparties sur 144 jours de cours, les écoliers français ont les journées de classe parmi les plus longues d’Europe.

Le ministre souhaite « aller voir ailleurs comment est organisé le temps scolaire » afin que « la réflexion sur les rythmes ne soit pas seulement centrée sur les débats franco-français », explique son entourage. Le choix s’est porté sur le Danemark, car ce pays «  se situe dans le même peloton que la France dans les évaluations internationales alors que le système éducatif y est totalement différent », ajoute-t-on de même source.

« C’est l’un des pays qui ont fait le plus grand nombre de réformes éducatives dans les dix dernières années, notamment sous l’impulsion des résultats de l’enquête Pisa », souligne Bernard Hugonnier, le directeur adjoint pour l’éducation à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cette enquête, menée tous les trois ans, évalue les performances des élèves de quinze ans dans les pays membres de l’OCDE. Le Danemark est aussi représentatif des pays nordiques, qui « sont considérés comme les bons élèves de la classe avec une année scolaire qui tourne autour de 200 jours », relève Laurent Bigorgne, directeur des études de l’Institut Montaigne.

Les petits Danois âgés de sept et huit ans suivent ainsi 671 heures de cours réparties sur 42 semaines de cours et leurs camarades finnois ont 608 heures de cours sur 38   semaines. Cela leur permet notamment d’avoir des journées bien plus allégées. « Dans les pays nordiques, les cours durent en général trois quarts d’heure, avec un quart d’heure de pause entre chaque », rapporte Bernard Hugonnier.

Adaptabilité aux réalités locales

Autre caractéristique intéressante du système danois, son adaptabilité aux réalités locales. « Au Danemark, le ministère fixe le cadre et chaque école, en accord avec les régions, le décline », souligne-t-on dans l’entourage de Luc Chatel. « En France, on raisonne au niveau national car le système est très centralisé mais dans les pays européens avec des traditions locales fortes, les situations peuvent être très dispa-rates », poursuit Laurent Bigorgne. En effet, en Allemagne et en Espagne, l’éducation est respectivement du ressort des Länder et des communautés autonomes. Outre-Rhin, la demi-journée de classe, avec les cours débutant vers 8 heures et se terminant vers 13 heures, reste majoritaire même si, depuis 2003, les écoles ont été incitées à allonger la journée de cours avec des activités sportives, culturelles ou artistiques l’après-midi.

Au Royaume-Uni aussi, le rythme scolaire est déterminé par les autorités locales, et même parfois par les écoles elles-mêmes quand elles sont privées. Les écoliers anglais ont des vacances d’été assez courtes (1 mois à 1 mois et demi), à l’inverse des Espagnols ou des Finlandais (2 mois et demi). En France, la réduction des vacances d’été, dont la durée a été instituée du temps où les enfants devaient aider leurs parents pendant les récoltes et les vendanges, est l’une des pistes étudiées pour alléger l’année scolaire.

J. B., Les Echos

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Le livre de l’été offert aux élèves …

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 29 juin 2010

Idée de Luc CHATEL pour combattre l’illettrisme et promouvoir la lecture auprès des enfants :

Offrir LES FABLES DE LA FONTAINE aux élèvesde CM1, dont voici un extrait (page 44) :

Le Curé et le Mort

Un mort s’en allait tristement
S’emparer de son dernier gîte ;
Un Curé s’en allait gaiement
Enterrer ce mort au plus vite.
Notre défunt était en carrosse porté,
Bien et dûment empaqueté,
Et vêtu d’une robe, hélas ! qu’on nomme bière,
Robe d’hiver, robe d’été,
Que les morts ne dépouillent guère.
Le Pasteur était à côté,
Et récitait à l’ordinaire
Maintes dévotes oraisons,
Et des psaumes et des leçons,
Et des versets et des répons :
Monsieur le Mort, laissez-nous faire,
On vous en donnera de toutes les façons ;
Il ne s’agit que du salaire.
Messire Jean Chouart couvait des yeux son mort,
Comme si l’on eût dû lui ravir ce trésor,
Et des regards semblait lui dire :
Monsieur le Mort, j’aurai de vous
Tant en argent, et tant en cire,
Et tant en autres menus coûts.
Il fondait là-dessus l’achat d’une feuillette
Du meilleur vin des environs ;
Certaine nièce assez propette
Et sa chambrière Pâquette
Devaient voir des cotillons.
Sur cette agréable pensée
Un heurt survient, adieu le char.
Voilà Messire Jean Chouart
Qui du choc de son mort a la tête cassée :
Le Paroissien en plomb entraîne son Pasteur ;
Notre Curé suit son Seigneur ;
Tous deux s’en vont de compagnie.
Proprement toute notre vie ;
Est le curé Chouart, qui sur son mort comptait,
Et la fable du Pot au lait.

 

Démarche efficace ? Choix du livre pertinent ?

A vous de jugez ?

 

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Evaluations des CM2 Année 2010

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 12 juin 2010

DOSSIER - LIRE ET ECRIRE 

 Les épreuves ont été passées en janvier 2010.

Comme en 2009, l’évaluation comporte une série d’exercices en Français et une série en Mathématiques, notées respectivement sur 60 et sur 40.

Les principales innovations

Outre les corrections de quelques défauts mineurs de la version 2009, une innovation marquante est relative à la notation, une autre à l’esprit du livret de l’enseignant.

Notation.

Sachant que l’évaluation comporte au total l’attribution de 100 points, la notation 2009 était claire : 1 ou 0. La note 1 pouvait dans beaucoup de cas être obtenue en l’absence d’une réponse complète et exacte, car d’une part il y avait des marges de tolérance, et d’autre part certains exercices laissaient au correcteur une latitude d’appréciation.

En 2010, on a cru utile d’ajouter une note 9
 1 : réponse conforme à la consigne
 9 : autre réponse (donc fausse)
 0 : pas de réponse

Les consignes de notation ont été revues pour présenter chaque fois que possible, plusieurs bonnes réponses ; des tolérances subsistent dans plusieurs … (par exemple la note 1 est donnée pour 5 réponses correctes aux 6 questions d’un même exercice).

Livret de l’enseignant.

Aux consignes de notation proprement dite, se sont ajoutés, pour chaque exercice, de longs commentaires censés donner les raisons des erreurs possibles.

Souvent les causes sont triviales et certainement bien connues des maîtres : élèves de CM2 manifestant une lenteur en déchiffrage (!) (item54), en lecture (items 56 et 57), dans la lecture d’une consigne simple (item 90), une lenteur excessive en écriture (item 50), un élève ignorant les tables de multiplication, etc…

Dans d’autres cas, les auteurs signalent des confusions possibles, des erreurs de raisonnement.

Sans nier l’intérêt d’un tel travail, nous espérons que cela ne marque pas le début d’une régression, le retour aux évaluations « diagnostiques » et l’abandon progressif de l’évaluation des connaissances, simple constat sans interprétation obligée, qu’elle soit individuelle ou collective.

Les anomalies persistantes

.  La principale est la passation au mois de janvier, à première vue inexplicable.
La raison se trouve vraisemblablement dans la volonté d’éviter tout rapprochement avec l’idée (détestable !) d’un examen d’entrée en 6ème, ou la crainte que l’évaluation en fin de CM2 soit utilisée pour orienter à l’entrée en 6ème. C’est un autre débat.

Quelle que soit la véritable raison de cette bizarrerie, l’exploitation « diagnostique » de l’évaluation fournit un prétexte bien venu : informés dans le détail des lacunes de leurs élèves, les maîtres disposeraient encore de 5 mois pour y remédier.

C’est irréaliste, en 2010, pour beaucoup d’élèves et même pour des classes entières : ce n’est pas en 5 mois que le maître pourra rattraper des retards et redresser des erreurs provoquées par plus de 4 ans de scolarité inadaptée.

.  Une autre anomalie, déjà signalée en 2009, est de proposer aux élèves de simples lignes pour écrire, et des cadres vides pour leurs calculs. Même si c’est courant dans les manuels et dans la pratique de beaucoup d’enseignants, le ministère devrait montrer l’exemple et proposer des réglures dans les zones d’écriture, plus des réglures verticales dans les zones de calcul. En effet, dans la pratique du calcul posé, les colonnes représentent les niveaux successifs du système décimal. Ce n’est pas à nos yeux  une question mineure.

Evaluations CM2 2010 -- Niveau des exercices

L’évaluation comporte 19 exercices de français et 19 de mathématiques.
Certains exercices donnent lieu à l’attribution de 2 ou plusieurs points, pour un total de 100. Les « items » désignent une réponse à  un exercice qui reçoit la note unique 1 ou 9 ou 0.

Comme en 2009, nous avons cherché à situer chaque item par rapport au niveau du programme 2008 (en CE1 ou CE2 ou CM1 ou CM2), cela en prenant en compte la nature de l’exercice et la consigne de notation.

Quelques exemples

Français

.  – Exercice 2 : rédaction (20 minutes)

Le livret de l’enseignant place cet exercice sous la référence « Rédiger différents types de textes, d’au moins 2 paragraphes en veillant à leur cohérence, en évitant les répétitions, et en respectant les contraintes syntaxiques et orthographiques ainsi que la ponctuation ».
Cette spécification figure au programme de CM2.

La notation comporte 7 items (aucun ne reprend l’exigence de 2 paragraphes au minimum et donc la rapidité de l’écriture, indispensable au collège).
L’item 16 est « l’orthographe grammaticale est respectée (les accords sont réalisés dans les cas simples : proximité déterminant /nom, adjectif/nom ; proximité sujet/verbe et absence d’inversion du sujet ».
L’application de ces règles (et non leur simple connaissance) figure au programme de de CE2, donc l’item est au niveau CE2.

Enfin, à propos de cet item, les rédactions des commentaires se placent en contradiction avec la référence mentionnée plus haut, puisqu’ils affirment « un élève de cours moyen peut en effet connaître les règles élémentaires de l’orthographe lexicale et grammaticale, et ne pas les appliquer en situation de production … (le jargon ne perd pas ses droits)

.  Exercice 15 – Copie (10 minutes)
La référence donnée pour cet exercice « Copier sans erreur un texte d’au moins quinze lignes en lui donnant une présentation adaptée » figure au programme de CM2.
Mais le texte fait 7 lignes, dont 3 demi-lignes et 4 quarts-de-ligne.
L’item 50 : « la copie est complète et les mots sont correctement orthographiés » est du niveau CE2 (ou CE1)

.  Exercice 18
Référence : « Définir un mot en utilisant un terme générique adéquat et en y ajoutant les précisions spécifiques à l’objet défini ». (programme de CM2)
Or l’exercice présente 4 mots (ballon – bois – cour – court) et 8 définitions correctes à raison de 2 par mot. On demande à l’élève de trouver les 2 définitions correctes de chaque mot. L’exercice est donc à l’inverse de la référence fournie.
Le classement des items 56 et 57 au niveau CM1 est un maximum pour respecter une progression entre les programmes de CM1 et CM2.

Mathématiques.

.  Exercice 7 – Table de multiplication
La référence fournie ‘Connaître les résultats des tables de multiplication et les utiliser pour retrouver les facteurs d’un produit » ne figure pas au tableau synoptique des programmes CE2 CM1 CM2.

L’exercice consiste en une dictée de 10 produits de 2 nombres inférieurs à 9, dont l’élève doit écrire les résultats dans des cases.
La connaissance des tables de multiplication et le calcul mental de produits est au programme de CE2.
Item 74 : la note 1 est attribuée pour 9 bonnes réponses.

.  Exercice 9
L’énoncé est simple. La réponse attendue est le résultat de la division de 300 par 24.
Un cadre non réglé de 16 cms x 5,5 cms est prévu pour « les calculs ».
La division posée n’est pas demandée explicitement.
Item 76 : note 1 si la division a été correctement posée ou si une autre « démarche » recevable a été mise en œuvre.  » Nous supposons que les autres démarches recevables sont des additions successives ou des multiplications et in fine un raisonnement sur le reste inférieur à 24.
La note 1 peut être attribuée même si les calculs sont faux.

Le résultat mathématique donne 1 point à l’item suivant 77

Nous classons au niveau CM1 les deux items car les nombres décimaux apparaissent  au programme en CM1, ainsi que la division décimale de deux entiers, et que le partie décimale du quotient 12,5 correspond à la moitié de l’unité.

Cet exercice appelle 2 remarques :

- La réponse demandée est un prix (item 77). La consigne de notation accepte des réponses purement numériques sans mention de l’unité (l’euro). C’est à notre avis une aberration, même en CE1.

- Dans cet exercice comme dans d’autres, les auteurs acceptent de voir représenter une « démarche » par des calculs quelconques ou dessins placés n’importe où dans le cadre. Nous supposons qu’ensuite l’enseignant essaie de retrouver dans ces dessins ou  calculs la trace d’un raisonnement logique.
Si l’élève se borne à placer dans le cadre une division correctement posée, on ne sait pas s’il a raisonné ou s’il a appliqué une procédure acquise par cœur qui se trouve aboutir par hasard au bon calcul.

Un progrès considérable sera réalisé le jour où, au lieu d’une « démarche » constructiviste, on demandera à l’élève de présenter par écrit un raisonnement.

.  Exercice 17
Il s’agit de calculer l’aire d’un rectangle dont sont exclus 4 carrés égaux placés dans les angles. Les mesures données sur le dessin sont inférieurs à 9, et par conséquent les calculs sont des calculs mentaux (niveau CE2) ou en ligne.
Cependant on retrouve la cadre vide avec la mention « Fais tes calculs ici », et l’on ne demande pas de rédiger le raisonnement.

Les formules de l’aire du carré et du rectangle sont au programme de CM2, mais parmi les « démarches recevables » à l’item 91, est mentionné le quadrillage en carrés de 1×1, et donc un comptage.
La mesure des aires par un réseau quadrillé est au programme de CM1.

A noter que l’item 95 appelle une réponse exacte avec l’unité (m2).

Comme dans tous les items analogues, on a dispensé l’élève d’écrire entièrement la réponse, il lui suffit de placer le nombre et l’unité sur un pointillé. Malgré cela, on attribue 1 point à cet item si la réponse exacte ne se trouve que dans le cadre réservé au calcul.
La consigne ne dit pas si la note est 1 lorsqu’on trouve dans le cadre le nombre exact sans mention de l’unité d’aire.

.  Exercice 18
Item 97.  Erreur dans la consigne de réponse. Le résultat attendu est le quotient de 100 par 102.
On accepte les réponses 1 ou 0,99 ou 0,98 ou 99 centimes d’euros ou 98.
Les réponses 99 et 0,99 sont fausses, la réponse 98 sans unité n’est pas acceptable.
La réponse 1 le serait, car d’après les auteurs du commentaire, une « notion d’approximation » s’appliquerait, alors qu’elle n’est pas mentionnée dans l’énoncé du problème.

.  Nous constatons avec satisfaction que, dans cet exercice, comme dans l’exercice 19, il est demandé à l’élève d’expliciter son raisonnement.

.  Nous apprécions aussi qu’aucun exercice ne comporte l’usage d’une calculatrice, usage figurant malheureusement dans les programmes.

Répartion des notes par niveaux

Nouveaux programmes 2008        Nb items        Nb items
                                                      2009               2010 

Français              CE1-CE2                 11                    18
                               CM1                  28                    29
                               CM2                  21                    13
                                                      ___                  ___
                                                        60                    60
  

Maths                 CE1-CE2                   17                   11
                               CM1                   16                    23
                               CM2                     7                      6
                                                       ___                  ___
                                                         40                    40 
    
Comme on l’a vu, il n’est pas toujours simple de classer un item par rapport aux programmes.

D’autre part, des exercices plus ou moins faciles peuvent se référer à la même mention du programme d’une année.

Néanmoins, il apparaît en français un glissement vers des niveaux plus faibles, ce qui s’explique en partie par le fait que, parmi les changements apportés aux épreuves 2009, le ministère a accepté d’exclure les questions et réponses « relevant strictement du CM2″.

Nous considérons ce glissement comme très regrettable, car de nature à fausser l’appréciation des évolutions.

En mathématiques, le constat serait plutôt à une élévation du niveau des exercices.

NOTA. A propos du niveau général des évaluations, rappelons que nous approuvons le fait qu’il soit très inférieur à celui de CM2. On pourrait concevoir qu’une évaluation en fin de CM2 ne comporte que des exercices du niveau CM2, rigoureusement notés et d’une difficulté normale, au lieu d’être très faciles comme certains des exercices de la version actuelle. Mais, compte tenu du niveau moyen actuel en fin d’enseignement primaire, cela conduirait à des résultats extrêmement faibles pour plus de la moitié des élèves, qui n’y sont pour rien parce que c’est l’enseignement qu’ils ont reçu qui est en cause. Ce ne serait ni souhaitable ni réaliste.

Evaluations CM2 2010 -- Résultats

Trop beaux pour être vrais ! Le battage médiatique des opposants et « désobéisseurs », les appels au sabotage des épreuves, avaient porté leur fruit : les résultats 2009 étaient mirobolants.

En 2010, le public a été moins sollicité, les choses se sont passées dans une discrétion relative. Cependant le conte de fées se poursuit.

Français   La grille de présentation des notes a été modifiée.

                                         2009                                2010
 Acquis insuffisants     19 et moins  9 %        16 et moins    7 % des élèves
 Acquis fragiles             20 à 29    18 %           17 à 28      20 %
 Bons acquis                 30 à 39    29 %           29 à 39      30 %
 Acquis solides              40 à 60    44 %           40 à 60      43 %

La nouvelle grille est plus indulgente, surtout pour les plus faibles. Nous n’en connaissons pas la justification. Cependant les résultats sont globalement comparables.

L’analyse des épreuves et de leur notation, à laquelle nous nous sommes livrés, montre que l’évaluation 2010 est d’un niveau plus faible que celle de 2009. Pour que les notes soient comparables, il faudrait que le niveau des élèves ait baissé. Nous croyons surtout que les évaluations ne sont pas fiables, comme on le verra plus loin.

Mathématiques

La grille de présentation des résultats a été profondément modifiée.

Sur 40                             2009                                  2010
                           13 et moins    10 %                9 et moins     13 %
                               14 à 19       15 %                  10 à 15       20 %
                               20 à 26       28 %                  16 à 23       32 %
                               27 à 40       47 %                  24 à 40       35 %

Les comparaisons directes sont impossibles, mais il est clair que le niveau des notes est beaucoup plus faible.

L’analyse des épreuves et de leur notation montre un niveau de difficulté des exercices dans l’ensemble plus élevé. Serait-ce la cause de la baisse des résultats ?
 
Conclusion provisoire

Nous avons affirmé, et nous maintenons, que les résultats officiels de 2009 étaient très surévalués. Nous en avions donné les raisons.

En 2010, les raisons exactes sont plus difficiles à détecter. Les épreuves et la grille de notation des résultats ont été modifiés, le niveau global des épreuves a changé ; le traitement statistique des données brutes a lui aussi changé, puisque « Les résultats sont calculés sur la base d’une analyse statistique réalisée par le ministère à partir d’un échantillon représentatif. Ils garantissent la possibilité d’une comparaison avec les résultats de 2009 (sic!) ». Enfin toutes ces opérations se sont déroulées dans la discrétion.

En tout état de cause, nous ne voyons pas pour quelles raisons les résultats réels de 2010 seraient très différents de ceux de 2009. Par exemple, les élèves de CM2 2009-2010 sont entrés en CP en septembre 2005, à un moment où la tendance lourde était à la baisse des résultats. Les nouveaux programmes 2008 n’ont été que très partiellement appliqués en 2008-2009, ce qui d’ailleurs pour ces élèves, ne concerne que la classe de CM1.

Le fait que le taux de « remontée » des résultats soit de 90 % contre 79 % en 2009, positif en soi, aurait dû provoquer une baisse des résultats, si, comme nous le pensons, les informations non remontées concernent surtout les classes les plus faibles.

Enfin, il est évidemment impossible d’évaluer l’importance de pratiques telles que la « préparation » des exercices avant la passation officielle.

Considérons comme positifs le fait que les évaluations semblent entrer dans les habitudes, et surtout que les maîtres consciencieux et scrupuleux puissent retirer d’utiles enseignements des épreuves telles qu’elles sont et des résultats de leurs propres élèves.

evalcm22010enseignant.pdf

evalcm22010eleve.pdf

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Proposition de loi relative à l’accessibilité des locaux aux enfants handicapés

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 8 juin 2010

Une nouvelle proposition de loi relative à l’accessibilité des locaux aux élèves handicapés, a été déposée au Sénat.

Quelle en est la teneur et les motivations ?


Exposé des motifs :

La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 a ainsi affirmé le droit pour chaque enfant ou adolescent d’être inscrit dans l’école ordinaire de son quartier.

L’article 41 de cette loi comporte des dispositions prévoyant une obligation générale d’accessibilité des locaux aux personnes handicapées pour les établissements recevant du public et notamment les établissements d’enseignement, dans un délai de 10 ans.

Or, pour que ce droit à la scolarisation en milieu ordinaire soit effectif, les établissements d’enseignement doivent pouvoir se conformer aux normes d’accessibilité. Un récent rapport de l’observatoire de la sécurité des établissements scolaires et d’enseignement supérieur a d’ailleurs insisté sur les retards pris par la France sur cette question.

Ces travaux rendus indispensables par la loi et le souci de l’accueil et de l’épanouissement de nos enfants ne peuvent, en raison des sommes en jeu, reposer sur les seuls établissements.

Pour ce qui concerne les établissements publics, ils bénéficient de subventions publiques dans la limite des crédits disponibles.

En revanche, pour les établissements privés sous contrat, la législation actuelle ne leur permet pas de percevoir des subventions publiques pour financer des travaux d’accessibilité.

Seuls les établissements privés d’enseignement technique -qui relèvent de la loi Astier – ou d’enseignement agricole dérogent à ce principe. En ce qui concerne les établissements d’enseignement général du second degré, ils peuvent recevoir une subvention publique limitée à 10 % de leur budget. Or, il s’agit de travaux dont le coût financier est souvent très significatif (installation d’ascenseurs, élargissement des lieux de passage, aménagement des toilettes) et hors de proportion avec les budgets de ces établissements.

Il s’agit donc de respecter le libre choix des familles dont les enfants sont déjà pénalisés par la vie, et de leur permettre, dans les faits, d’exercer ce droit.

Le paragraphe II de l’article 19 de la loi n° 86-972 du 19 août 1986 (article L. 442-16 du code de l’éducation) a étendu aux établissements privés sous contrat le bénéfice des aides versées par l’État pour l’acquisition de matériels informatiques pédagogiques. Il s’agit en effet d’une dépense à la charge de l’État, en application du décret n° 85-269 du 25 février 1985. Ce même article a également prévu la possibilité, pour les collectivités territoriales, de concourir à l’acquisition de matériels complémentaires.

En application du même principe de parité, la présente proposition de loi prévoit que les collectivités territoriales, qui sont compétentes en matière d’investissement pour les établissements publics, peuvent accorder aux établissements d’enseignement privés sous contrat des subventions destinées à financer des travaux d’accessibilité des locaux, liés à l’application de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005. Bien entendu, les aides qui pourront ainsi être accordées ne pourront excéder celles apportées aux établissements publics dont ces collectivités ont la charge.


« PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Après l’article L. 442-16 du code de l’éducation, il est inséré un article L. 442-16-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 442-16-1. – Les collectivités territoriales peuvent accorder aux établissements d’enseignement privés ayant passé avec l’État l’un des contrats prévus aux articles L. 442-5 et L. 442-12, une subvention destinée à financer des travaux d’accessibilité des locaux afin de permettre la scolarisation des élèves présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant, conformément aux dispositions du premier alinéa de l’article L. 112-1. Ce concours ne peut excéder celui que ces collectivités apportent au même titre aux établissements d’enseignement publics dont elles ont la charge en application des articles L. 212-4, L. 213-2 et L. 214-6 ».

Article 2

Les charges qui résulteraient pour les collectivités territoriales de l’application de la présente loi sont compensées, à due concurrence, par une augmentation de la dotation globale de fonctionnement et de la dotation générale de décentralisation.

Les charges qui résulteraient pour l’État de l’application de la présente loi sont compensées, à due concurrence, par une majoration des droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »


Pour lire l’intégralité du texte et attendus, rendez-vous sur la page : http://www.senat.fr/leg/ppl09-379.html

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Les élèves devront serrer les rangs

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 4 juin 2010

Article de Liberation du 02/06/2010

Retour sur les trois points qui font mal :

Augmenter le nombre d’élèves par classe

Le ministère liste 13 «leviers» d’économie qu’il détaille dans des fiches. Deux concernent la «taille des classes» qu’il est recommandé de grossir. Dans le primaire, les auteurs de la fiche sont catégoriques : «L’augmentation de la taille des classes peut être globalement envisagée sans dégradation des résultats des élèves.» Pour y arriver, ils suggèrent plusieurs moyens : regrouper ou fermer des petites écoles rurales, élever les seuils de création de classes… «Une augmentation d’un élève par classe en moyenne devrait se traduire au niveau national par une économie de près de 10 000 classes», rêvent-ils tout haut. Les écoles répertoriées «éducation prioritaire» devraient toutefois être épargnées.

Au collège, les auteurs sont plus hésitants : «Il n’est pas démontré que la taille des classes ait un effet probant sur la réussite des élèves.» Dans le doute, ils choisissent de charger les classes «afin d’optimiser les moyens d’enseignement» (les profs essentiellement). Là encore, ils se livrent à de savants calculs : en comptant 30 élèves par classe, on fait de sacrées économies… Mais, ajoutent-ils, il faut continuer à mettre plus de moyens dans les collèges fréquentés par un public défavorisé. Il n’empêche, le collège, souvent considéré comme un maillon faible du système, et qui va accueillir les enfants du baby-boom des année 2000, va être durement touché.

Pour le lycée aussi, l’avenir est menaçant. «La réforme offre des possibilités significatives d’optimisation aux établissements», écrit le ministère de l’Education nationale. Nicolas Sarkozy avait pourtant promis que cette réforme ne serait pas l’occasion de faire des économies.

Supprimer les Rased, les assistants de langues…

Les enseignants spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté, appelés Rased, sont dans le collimateur depuis trois ans. Ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, en mal d’économies, voulait en supprimer 3 000. Mais devant la mobilisation, il a dû en partie reculer. Cette fois, leur disparition est clairement évoquée. Les psychologues scolaires qui travaillent avec eux, épargnés jusqu’ici, sont aussi menacés d’«une mise en extinction». Mais cela ne devrait guère faire de différence pour les élèves, estime le ministère, car depuis la réforme du primaire, les professeurs des écoles font deux heures d’aide personnalisée par semaine pour les écoliers en difficulté. Le problème est qu’ils ne sont pas formés comme les Rased, et ne peuvent traiter les problèmes vraiment sérieux.

En cherchant bien, le ministère déniche des «marges» un peu partout. Dans le primaire, les écoles pourront se passer des assistants étrangers de langues (1 059 emplois) et des intervenants extérieurs (1 475). L’apprentissage des langues est pourtant présenté comme une priorité. Mais pour le ministère, les enseignants sont aujourd’hui formés pour cela et le feront aussi bien. Il attend aussi beaucoup de l’«optimisation» du remplacement : il s’agit en clair de recourir le plus possible à des vacataires -- «une ressource plus flexible dont le rendement est proche de 100%» dans le primaire -- plutôt qu’à des titulaires qui coûtent cher.

Bouter les deux ans hors de la maternelle

En 2008, le ministre Xavier Darcos avait eu une mémorable saillie pour illustrer ce qu’il pensait des enseignants de maternelle : «Est-ce qu’il est logique de faire passer des concours bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ?» Il avait dû s’excuser. Mais il avait poursuivi sa politique de réduction drastique de la scolarisation des moins de trois ans -- passée de 34,8% il y a dix ans à 15,2% aujourd’hui au niveau national. Le ministère prévoit encore d’accélérer et de tasser un peu plus les classes : 27 élèves pour les maternelles relevant de l’éducation prioritaire, 32 pour les autres.

Pour les recteurs qui hésiteraient, les auteurs de la fiche argumentent : «Les études ne démontrent pas que la scolarisation à deux ans constitue un avantage évident dans toutes les situations par rapport à d’autres modes de garde alternatifs.» En réalité, les études ont conclu à l’utilité d’une scolarisation précoce, surtout pour les enfants de milieux défavorisés. Les élèves les plus fragiles pourraient être les premières victimes.

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Les collègiens ont trop d’heures de cours

Posté par collectifparentsvallonsdelatour le 4 juin 2010

Article de L’Express du 25/05/2010

Luc Chatel veut revoir le rythme scolaire et augmenter la place du sport à l’école. Un dispositif jugé inapplicable par le syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNEPDEN).

Une centaine d’établissements du secondaire vont expérimenter un nouveau rythme scolaire à partir de la rentrée 2010, a annoncé Luc Chatel. Le ministre de L’Education, précise qu’une matinée classique sera consacrée aux activités théoriques tandis que l’après-midi, les écoliers s’adonneront à des activités sportives. Le dispositif a déjà été mis en place au lycée Jean Vilar de Meaux. Son proviseur s’en réjouit et note que pour les classes concernées, les résultats se sont améliorés.

Philippe Tournier, secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNEPDEN), bien qu’il salue cette réflexion, redoute la difficile application d’un tel dispositif.

Est-il indispensable de remodeler le rythme scolaire?

Il est primordial que le collège soit réformé car les élèves ont beaucoup trop d’heures de cours. Il faut se poser la question du temps que les élèves passent à l’école mais il faut également se demander ce qu’ils y font. De plus, plusieurs études ont démontré que les élèves étaient performants le matin, vers 9h et en fin d’après midi, ce qui correspond à une période où les enfants ont une bonne simulation intellectuelle. Mais ce postulat ne permet pas de scinder la journée en deux, ce n’est pas si simple que ça. Il faut prendre en compte les variables de chaque écolier, certains sont performants le matin, d’autres plutôt le soir.

La proposition de Luc Chatel est-elle applicable?

Non. Si l’expérimentation du dispositif est possible grâce aux textes de loi votés en 2005, son application totale et définitive reste irréalisable. Ou alors il faudrait changer les textes en vigueur. Les lois prévoient un nombre d’heures hebdomadaires minimal pour les écoliers français et leur laissent peu de temps libre. Il faut également noter la multiplication des réformes: on vient de réformer le lycée, pourquoi ne pas avoir réfléchi en même temps à une modification du rythme scolaire?

C’est un dispositif qui sera également couteux, il va falloir financer toutes ces activités sportives. Mais qui va payer?

Quelles solutions proposez-vous pour modifier le rythme scolaire?

En France, il est nécessaire de réformer le bloc primaire-collège. Nous vivons dans le seul pays au monde où les enfants ne travaillent que quatre jours dans la semaine, sur une durée quotidienne plus longue. Il faudrait arriver à remodeler à la fois le rythme scolaire et le socle commun de connaissances, c’est à dire le niveau de formation que les élèves de primaire devraient tous avoir atteints avant de quitter leur scolarité. Celui-ci n’est pas encore bien appliqué en France.

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